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La langue chinoise
Les éléments fondamentaux du chinois écrit et du chinois parlé sont les mêmes mais diffèrent du point de vue stylistique. La "langue parlée" se différencie dans sa réalité orale en une multitude de dialectes et de patois qui se distinguent par la prononciation des mêmes mots, et dans une moindre mesure par le vocabulaire et certaines particularités grammaticales. Ces différences font qu'un Pékinois a autant de peine à apprendre le cantonais qu'un Parisien le provençal. La Chine du Nord et une grande partie de la Chine du Centre forment une aire dialectale relativement homogène parlant diverses formes du "mandarin", langue commune aux fonctionnaires (mandarins) de l'administration impériale. Dans les régions côtières, au Sud-Est et au Sud, on parle des dialectes différents du mandarin et les uns des autres.
A partir des dialectes mandarins basé sur celui de la capitale impériale, s'est progressivement constitué une koinè orale de l'aire mandarine. Cette koinè vulgaire, jusqu'à la révolution de 1911 s'appelait "guanhua" (la langue mandarinale), puis "guoyu" (langue nationale) sous la République, et enfin depuis la République Populaire de Chine, "putonghua" (la langue commune) car le terme de "langue mandarinale" décrivait un idiome réservé à la classe administrative et sociale des fonctionnaires. Or, depuis l'établissement de la République, le gouvernement chinois s'efforce de répandre la connaissance et la pratique de cette vulgate dans toutes les couches de la société, et dans toutes les aires dialectales, en utilisant délibérément cette "langue parlée" comme " langue écrite ", au détriment de l'ancien chinois classique.
On désigne communément par "chinois" la langue de la République Populaire de Chine. Or, il s'agit du mandarin, putonghua ("la langue commune") ou Hanyu ("la langue des Han") appellation traditionnelle utilisée dans les manuels de langue et dictionnaires, langue de la région de Pékin et des fonctionnaires impériaux (mandarin) sous l'Empire.
La langue chinoise comporte d'une part, un chinois vulgaire composé de multiples de dialectes vulgaires dont celui de Pékin qui sert de langue vulgaire commune pour l'ensemble du pays, et, d'autre part, un chinois littéraire, langue écrite, le même partout, inintelligible à l'audition et qui n'a guère changé depuis deux millénaires. Ces deux états de la langue ont en commun la nature du mot. En chinois, le mot, unité lexicale élémentaire, est formé d'une seule syllabe et les mots élémentaires formés d'une seule syllabe s'agrègent constamment en formations complexes qui forment, à leur tour, de véritables mots de deux ou de plusieurs syllabes.
Le mot chinois est monosyllabique et polysyllabique. Ainsi, les mots composés ont la particularité en étant fixés par l'usage arbitraire de la langue de rester réductibles au sens individuel des monosyllabes qui les forment pour former d'autres polysyllabes. Chaque signe écrit, ou graphème, note un mot d'une seule syllabe et son sens.
En littérature, toute la métrique poétique et la prose repose sur le monosyllabisme. Le terme yan désigne le mot monosyllabique et le pied prosodique, l'unité lexicale et l'unité rythmique. Le mètre se compte par yan et le vers, ju, comporte 4, 5, 6 ou 7 yan (syllabes). Ju désigne aussi la phrase de prose, formule rythmique et sémantique introduisant dans le discours un principe d'ordre et d'organisation.
Les liens entre le rythme et le sens sont indissociables
La chaîne des monosyllabes se répartit en groupements de syllabes équilibrés offrant des temps de repos au souffle et des points de repère à l'esprit.
Le rythme avec le concours des particules grammaticales permet au lecteur de découper les textes en phrases et en périodes, et d'y reconnaître les articulations de la pensée, dissimulées derrière l'uniformité des monosyllabes et de leurs composés polysyllabiques.
On apprend donc en chinois à phraser les textes, les répartir en phrases (lu) et en membres de phrases (dou) et la ponctuation écrite, car les textes anciens sont essentiellement rythmique (les signes de ponctuation indiquent simplement des pauses pour la lecture orale, et n'ont aucune valeur sémantique).
Ainsi savoir couper un texte permet de l'interpréter et d'en saisir le sens. En l'absence de tout secours morphologique, le sens est livré par l'organisation métrique des syllabes et la disposition sémantique des mots monosyllabiques. Le symétrisme des effets tend alors à la virtuosité artificielle qui engendre un verbalisme littéraire aujourd'hui indiscociable du discours littéraire.
Le HSK, Hanyu Shuiping Kaoshi, test de chinois standardisé
Une définition du HSK, Hanyu Shuiping Kaoshi, test de chinois standardisé
Le HSK élémentaire
Le HSK intermédiaire
LE HSK avancé
Le BCT Business Chinese Test
Une définition du BCT
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